Kanika, dans la cuisine de Mamie Ophélie Boudimbou

Autrice : Ophélie Boudimbou | Illustratrice Ama | Genre : Jeunesse (6-9 ans) | Pages : 44 | Prix poche 15€ | POUR ACHETER CE ROMAN, CLIQUEZ SUR L’IMAGE
𝙻𝚊 𝚙𝚑𝚘𝚝𝚘 𝚍𝚎 𝚕’𝚊𝚛𝚝𝚒𝚌𝚕𝚎 𝚎𝚜𝚝 𝚞𝚗 𝚖𝚘𝚗𝚝𝚊𝚐𝚎

Kanika, une petite parisienne curieuse et rêveuse part à la découverte de ses origines en Afrique, dans le village de ses grands-parents. L’héroïne y rejoint sa famille africaine, mais surtout sa Mamie adorée auprès de qui elle apprend l’Histoire et les grands classiques de la gastronomie du continent. Ensemble, elles font le tour des recettes les plus délicieuses d’Afrique. La cuisine de Mamie devient alors un lieu de découverte et d’aventure.

Eh bien… Quel coup de cœur !

Dans ce livre jeunesse, nous rencontrons Kanika, une petite fille afropéenne qui passe ses vacances chez ses grands-parents, en Afrique. Kanika est curieuse de tout et à travers sa soif de connaissance nous découvrons le continent africain et quelques-unes de ses cultures, mais surtout, nous découvrons sa cuisine ou plutôt celle d’une mamie incroyable.
Avec Pipine, nous avons adoré lire et suivre la fillette. Si le résumé parle de recettes, nous ne nous attendions pas à en trouver à l’intérieur des pages d’Ophélie Boudimbou. Cela a été une belle surprise et nous avons hâte de les essayer. Je pense que comme Kanika nous allons être transportées par la cuisine de mamie.

Le livre ne renferme pas que des procédés à la préparation de mets, en effet, la fillette conte son séjour dans un premier temps, puis durant quelques pages, nous en apprenons plus sur la culture du continent. Kanika nous parle des traditions et des ancêtres de sa grand-mère, selon cette dernière, les traditions se perdent parce que les gens ne s’y intéressent plus, et aussi parce les aînés disparaissent avant d’avoir pu livrer leur savoir aux plus jeunes. La mamie de la petite fille nous fait d’ailleurs part d’un proverbe que j’ai beaucoup aimé malgré sa fatalité : « En Afrique, un vieux qui meurt, est une bibliothèque qui brûle ».

En tant que mamoune, j’ai trouvé cet ouvrage très bien réalisé. Il est un sublime mélange de douceur, d’amour, de saveurs et de couleurs, mais aussi une belle transmission de culture entre une fillette curieuse et une grand-mère pleine de savoir. L’autrice nous plonge dans un monde chaleureux et l’envie de rejoindre Kanika est très tentante. De plus, les illustrations d’Ama sont un régal pour les yeux et collent parfaitement au récit. Une merveilleuse histoire accompagnée de jolies images qui captiveront à coup sûr les enfants (les parents aussi, je pense^^).

Nous remercions chaleureusement Ophélie Boudimbou de nous avoir accordé sa confiance et de nous avoir fait voyager à travers l’Afrique. Nous recommandons vivement Kanika, dans la cuisine de mamie.

 

Galénor, tome 2 : Le dernier gémini

Autrice : Audrey Verreault | Genre : Fantasy, Young Adult | Pages : 374 | Prix Numérique: 3.99€ Broché: 14.76€ | POUR ACHETER CE ROMAN, CLIQUEZ SUR L’IMAGE

 

Et si vous étiez liés à quelqu’un… quelque part…

« Asmodée est de plus en plus radical avec sa politique anti-inferniths… Il veut qu’on les envoie tous à la prison d’Astheroth pour les interroger et les pister… Puis il y a ces magiciens avec leurs masques en forme de têtes de corbeaux qui rôdent à travers Galénor et attaquent des villages. Personne ne sait d’où ils viennent. Ni ce qu’ils veulent. Moi je m’en doute. Ils ont assassiné mes parents adoptifs… Je pense qu’ils cherchaient ce qu’ils m’ont légué… J’essaie de chasser tout ça de mes pensées…

Nous avons presque tout épuisé nos réserves de poudre d’artanis et nous, magiciens, ne pourrons bientôt plus exercer notre magie.

Asmodée a mis la main sur une pierre de Kartane qui pourra peut-être remplacer l’artanis et mettre fin à la pénurie magique qui plane sur notre monde. Or, le Kartane figure parmi les substances les plus convoitées de l’univers…

Nous avons été mandatés, moi et les autres géminis pour protéger cette pierre jusqu’à ce que les alchimistes aient terminé leurs recherches.

Nous sommes en fonction. Cette nuit, j’ai la pierre, dissimulée sur moi. La fête bat son plein. La salle est bondée. Un homme encapuchonné franchit la porte d’arche. Des ailes noires pendent à son dos. Il sort du lot, mais il y a autre chose… »

– Daphnée

Avant de commencer, je vous invite à lire mon avis concernant le premier tome. Galénor, tome 1 : Le livre des portes

Bien… une fois encore, quelle aventure !

Si le premier tome était principalement centré sur JudyAnn, celui-ci concerne Daphnée, sa sœur gémini. Nous retrouvons donc Kyle, Tom, Vincent (qui n’est pas un gémini), JudyAnn et Daphnée pour une nouvelle mission : protéger la pierre de Kartane. Comme le dit le résumé, elle est très convoitée ce qui signifie que leur tâche ne sera pas aisée… Loin de là même.  En effet, le Ténébreux, un magicien-corbeau, sait où se trouve la pierre et la veut en sa possession. Lors d’une soirée où Daphnée a la charge de veiller sur le Kartane, « Le Ténébreux » fait une entrée fracassante avant de se téléporter avec la jeune femme qui ne se laisse pas intimider par l’homme. Tous deux comptent récupérer la pierre, mais dans leur bataille, la substance se libère et se répand dans leurs corps. Commence alors une aventure pleine de rebondissements…

 

Dans ce deuxième tome, nous faisons plus ample connaissance avec Daphnée. C’est un personnage intelligent, posé, très agréable et positif. Qu’importe ce qui arrive, elle tente toujours ou presque de trouver du bon dans ce qui l’entoure. C’est une jeune femme qui se préoccupe beaucoup des personnes qui l’accompagnent, mais aussi des inconnus. Daphnée a un fond pur, et il ressort tout au long de l’histoire. J’ai pris beaucoup de plaisir à la découvrir et à la suivre durant toute cette aventure.

Nous faisons également la connaissance de ce fameux magicien-corbeau. « Le Ténébreux » est un personnage mystérieux qui se révèle au fil des pages. Malin et doté de pouvoirs très utiles, il est lui aussi intelligent et expérimenté. Si bien qu’on ne sait pas toujours sur quel pied danser avec lui. On ne sait pas quand il est sincère où quand il se joue de ses interlocuteurs et il n’est pas simple de lui accorder notre confiance. Techniquement, c’est le genre de personnage qui m’agace et pourtant, je me suis rapidement attaché à lui.

Pour ce qui est des autres protagonistes, j’ai trouvé Vincent très protecteur envers JudyAnn et ça m’a beaucoup plu, il est également très méfiant en ce qui concerne « Le Ténébreux » et personne ne peut le lui reprocher.
Tom a une soif d’apprendre inassouvissable ce qui fait qu’il a toujours le nez dans les bouquins.
JudyAnn s’inquiète pour Daphnée et pour elle-même puisqu’elles sont liées. Elle refuse de laisser sa sœur gémini affronter seule ce qu’elle doit affronter pour extraire le Kartane en elle.
Kyle, je l’ai malheureusement trouvé effacé, même si certains moments avec lui sont sympathiques.
Quant à Mérindol, ce dernier fait toujours aussi preuve de sagesse et ce n’est pas vraiment étonnant au final.
Quoi qu’il en soit, tout ce beau monde forme une bande soudée qui veille les uns sur les autres et tous se préoccupent du sort de Daphnée.

 

Passons au roman dans sa globalité. Je n’y connais pas grand-chose, mais le point de vue narratif entre les deux tomes a changé. Ici, nous sommes en interne.  Je le mentionne, mais ça n’a gêné en rien ma lecture.

J’ai dévoré le premier tome en novembre 2017, néanmoins sans l’avoir relu, je me suis très vite replongée dans l’histoire et n’ai eu aucun  mal à me souvenir de ce qu’il s’était passé. (Et ce malgré ma mémoire de poisson rouge, hein.)

J’ai pris grand plaisir à retourner à Galénor et à revoir la bande. De plus, les péripéties se multiplient et s’emboîtent comme il le faut pour tenir le lecteur en alerte. Et si je devais choisir les moments que j’ai préférés, ça serait sans aucun doute les rêves de Daphnée qui sont comme des instants de répit.

Concernant la plume de l’autrice, je la trouve toujours aussi captivante et créative. Une fois encore, les descriptions qu’elle offre permettent au lecteur de s’immerger dans son univers et à vivre pleinement sa fiction.

Le dernier des géminis, c’est un tome aux révélations surprenantes, certaines plus que d’autres ; des événements émouvants (Trop parfois ! Si j’ai chouiné ? Je l’avoue, mais ça reste entre nous) et une jeune femme qui jusqu’au bout montre sa force de caractère.

J’ai hâte de lire la suite, je me demande ce que l’autrice nous mijote surtout avec tout ce qu’il s’est passé. Je me demande également qui le tome concernera et malgré tout, je conserve l’espoir fou d’un miracle. (Oui, les miracles n’existent pas, mais dans un monde de magie, on ne sait jamais… Laissez-moi rêver, tranquille^^)

 

Je recommande et le premier et le deuxième tome de Galénor.

The past : Entre passé et présent Eva C. Kerlayn

Autrice: Eva C. Kerlayn | Édition: Auto-Édition | Genre : Romance MXM | Pages : 259 | Prix Numérique: 3.99€ | POUR ACHETER CE ROMAN, CLIQUEZ SUR L’IMAGE.

 

Les courses de motos clandestines sont dangereuses, parfois mortelles, où le chacun pour soi est la règle d’or. C’est dans ce monde qu’excelle depuis quelques années, Damien dit « D », le champion en titre. Sa passion, bien que très risquée, signifie tout pour lui et lui fait oublier son quotidien. Un jour, un nouveau et mystérieux concurrent anonyme gagne une course et entre dans sa vie malgré lui. Là, tout bascule… et le passé resurgit.

Alexandre, pour oublier un handicap qui lui gâche la vie et une famille bien trop conformiste, enfourche sa moto et gagne avec acharnement chaque course à laquelle il participe jusqu’à parvenir à son objectif : participer à la vingtième finale de la plus grande et plus redoutable course clandestine de Montréal. Mais ce monde, bien qu’il l’adore et réussisse à l’éloigner d’un univers qui l’oppresse, n’arrive cependant pas à lui faire oublier sa différence, son mal-être et surtout le passé qui ne cesse de revenir le hanter.

 

Tout d’abord, je tiens à remercier l’autrice pour le service presse ainsi que pour sa confiance.

Dans ce roman, nous retrouvons D, il est champion en courses illégales de moto. Enfin, pas pour longtemps, puisqu’il se fait vite détrôner par un certain Alex… D veut à tout prix savoir qui est le gars qui l’a évincé et se rend compte que son passé remonte à la surface de son présent.

Parlons un peu des personnages.
D est d’abord décrit comme un player, un brin bad boy. Tout le monde l’adule ou presque, même lorsqu’il perd son titre. En comité amical, il est surtout un jeune homme qui manque parfois de confiance en lui. Il est bienveillant, altruiste, et je l’ai perçu comme étant une personne ayant le cœur sur la main. Il est également maladroit et un peu gaffeur par moment, mais dans le fond il est attachant ce D. En tout cas, je l’ai beaucoup aimé.

Alex… Alex… Alex… Je ne sais pas trop quoi en penser. Au départ, il n’est pas un personnage très appréciable, puis on le découvre, lui, et qui il est réellement. Ce nouveau champion se révèle finalement sympathique, il est compréhensif et agréable, mais il n’a pas su gagner mon petit cœur comme D.

Et je termine avec François. Il est le meilleur ami de D, celui qui dit tout haut ce que les autres peuvent penser tout bas. Il n’hésite pas à remettre les gens à leur place et avec tact. J’aime beaucoup ce personnage que je perçois un peu comme le grand frère qui a un conseil à chaque situation.

Parlons du roman dans sa globalité, maintenant. L’histoire a du potentiel, on ne va pas se le cacher, toutefois, je n’ai pas su vivre ma lecture comme je le fais habituellement. Je m’explique, je n’ai rien à redire sur le côté courses clandestines qui m’a beaucoup plu. L’autrice, de par ses descriptions, nous plonge vraiment bien dans l’univers. Entre les parcours et l’environnement, la vitesse, les dangers, les accidents, le public, la notoriété et la fête, tout est présent pour plonger dans l’ambiance. En revanche, j’ai eu plus de mal avec le reste. J’ai trouvé que les événements se déroulaient et s’enchainaient trop rapidement. Par exemple : La relation Erwan, Marius et D… À la base, les deux premiers n’apprécient pas D et malgré quelques retenues, des liens se tissent très vite entre eux.

Pour ce qui est des émotions et ressentis des personnages, ils ne ressortent, selon moi, pas assez. En effet, l’autrice aurait pu développer certains passages afin de plus capter et captiver l’attention.

Malgré les points négatifs que j’ai évoqués, je tiens à souligner qu’Eva C. Kerlayn a une plume fluide, simple et agréable. Elle a su me transporter dans chacune de ses courses et je l’a remercie pour ça.

En somme, The Past : Entre passé et présent ne m’a pas fait vibrer par sa romance, mais je suis ravie d’avoir fait la rencontre de D et d’avoir pu découvrir l’autrice.